Investisseur ou spéculateur ?

Le cœur à gauche, le portefeuille à droite ! La formule est connue et il arrive que la même personne vilipende les spéculateurs tout en boursicotant par ailleurs, cherchant la bonne affaire, le bon placement, l’action qui va monter.

 

Comment différencier investissement et spéculation ?

La notion de spéculation étant tellement connoté moralement, il n’y a évidemment pas de ligne claire et absolue entre les deux notions. Je tente d’illustrer ces concepts par deux exemples.

 

Acheter le titre SOCIETE GENERAL à 28€ avec un objectif de revente à 40€, j’appelle cela de la spéculation.

 

Participer à l’introduction en bourse (et donc à l’augmentation de capital) du titre OL Groupe, augmentation de capitale dédiée à la construction d’un nouveau stade et d’un centre de formation, j’appelle cela de l’investissement.

 

L’investisseur prend un risque financier (la société dans laquelle il investit peut faire faillite) et immobilise son épargne. Grâce à cet argent, l’entreprise se développe et, si cela fonctionne, génère des bénéfices. Ceux-ci, pour partie, rémunèrent l’investisseur pour le risque financier et pour compenser l’immobilisation (et l’indisponibilité) de son épargne.

 

Il me plait d’être dans une société où l’on a le choix entre épargner et dépenser (je suis conscient que les personnes les moins aisées financièrement n’ont pas ce choix). Puisque ce choix existe, si les entreprises veulent attirer les capitaux pour se développer, il faut bien une contrepartie financière à l’épargne.

 

L’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dit : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Il est utile à la société que certaines personnes épargnent et que ce capital serve aux entreprises pour se développer et embaucher. Puisque c’est utile à la société, l’investissement doit être rémunéré.

Je juge donc la rémunération du capital juste et nécessaire.

Toutefois, dans la lignée de Thomas Piketty, je condamne l’excès des rémunérations et l’absence de redistributions.

D’autres considèrent que le capital ne devrait pas être rémunéré (Mohammed Yunus) ARTICLE A VENIR

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