Le libéralisme économique et la transmission des patrimoines

Warren Buffet, pape du libéralisme actuel, considère aussi que la transmission de capitaux et d’entreprises de générations en générations entrave la liberté d’entreprendre des autres personnes en laissant quelques familles accaparer toutes les richesses, tous les pouvoirs.

Ce ne sont pas forcément les fils de millionnaires qui auront les meilleures idées, qui créeront les entreprises les plus utiles à la société. Warren Buffet, en libéral et citoyen américain soucieux du bien publique et du progrès, croit en cette notion que le libre marché, le libre droit d’entreprendre et la possibilité de réellement le faire pour tous apporteront le progrès et le bonheur. Pour cela, il faut donc garantir l’accès à la formation et interdire les monopoles ou toutes situations dans lesquelles une richesse démesurée peut étouffer toute velléité de concurrence (on pensera à Microsoft dans les années 1990, avant que la révolution des smartphones et tablettes remette en cause sa position dominante).

Il demande donc, à chaque génération, de redistribuer les cartes. En un vrai libéral, il prône que chaque homme ait la liberté d’entreprendre et que le meilleur gagne.

Il aurait (je cite de mémoire mais je n’ai pas réussi à retrouver cette citation): « pour rendre service à ton fils, paie lui les meilleurs écoles, offre lui un Rolex et déshérite-le à 20 ans ! »

Ce qui signifie : donne à ton enfant les meilleures armes pour réussir, y compris des signes extérieur de richesse car dans ce monde, l’apparence a une certaine importance, puis laisse-lui faire par lui-même et à la force de ses poignets et de son caractère, son chemin dans la vie.

Cette citation, donnée par le journal du Net, s’en approche :

“Une personne très riche doit laisser suffisamment à ses enfants pour qu’ils fassent ce qu’ils veulent mais pas assez pour qu’ils ne fassent rien.”

Voici la version anglaise :

He believes that setting up his heirs with ”a lifetime supply of food stamps just because they came out of the right womb” can be ”harmful” for them and is ”an antisocial act.” To him the perfect amount to leave children is ”enough money so that they would feel they could do anything, but not so much that they could do nothing.”

In case you were curious, here’s what Buffett considered to be “enough money”. For a college graduate, Buffett reckons ”a few hundred thousand dollars” sounds about right. (Source 1 et source 2)

Cet homme dont la fortune est estimée par Forbes a plus de 66 milliard de dollars, qui a déjà donné 23 milliards de dollars à la fondation Bill et Melinda Gates et s’est engagé à verser 99% de sa fortune à des œuvres de charité, laisse quelques centaines de milliers de dollars par enfant pour payer leurs études.

Avec Bill Gates, en 2010, il a émis la « giving pledge »  pour encourager les autres milliardaires à redistribuer leurs richesses.

On retrouve la même idée, que le patrimoine ne doit pas se transmettre de génération en génération chez Andrew Carneggie, magnat de l’acier au XIX siècle et immense mécène. Il assurait qu’une vie réussie se concevait en trois tiers : l’un consacré à l’étude, l’autre à l’accumulation de richesse et le dernier à la redonner à la société.

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