Les 4 règles d’or de l’investissement

Avant que les députés EELV fassent disparaître cette notion du droit français en 2014, le Code Monétaire Financier demandait aux gestionnaires de fonds communs de placements d’adopter une gestion de « bon père de famille ». Les règles que j’énonce ci-après sont l’adaptation du bon sens populaire à la finance.

 

Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier

En terme financier, on appelle ce principe : la diversification.

Diversifier ses investissements à travers :

  • les classes d’actifs :
    • monétaire : SICAV monétaires, comptes à termes, livrets
    • obligataire : dette de long terme émises par les entreprises privées ou les Etats)
    • actions
    • immobilier
    • matières premières et or
    • art
  • Les zones géographiques (France, zone euro, Europe, monde développé, pays émergents, nouvelles frontières)
  • Secteurs d’activités
  • Maturité des entreprises :
    • entreprises « matures » offrant peu de perspectives de hausse de cours mais versant des dividendes élevés
    • entreprises de croissance, versant peu ou pas de dividendes mais avec de fortes perspectives de plus-values
    • petites entreprises (second marché, PME)

 

Je ne mentionne pas l’assurance-vie qui est un mix entre des produits monétaires, obligataires et d’actions.

 

N’investir que dans des produits financiers que l’on comprend

Il faut comprendre :

  • les conditions d’achat et de ventes
  • les frais et commissions pendant la vie entière de l’investissement
  • les risques
  • les composantes ou les conditions qui font le rendement (pour les fonds à formules, certains livrets)
  • la fiscalité

Si le seul produit financier que l’on comprend est le livret A, alors il faut rester sur son livret.

Investir demande du travail de documentation et de réflexion. Il est illusoire de croire que l’on peut s’en passer.

 

La crise des subprimes est un très bon exemple des risques liés à des investissements dans des produits que l’on ne comprenait pas et qui n’étaient pas diversifiés.
 

Ce qui ne peut pas arriver arrivera un jour

La Société Générale vendait encore en début 2016 des fonds structurés. Le produit semblait attractif. Il était « garanti en capital » sauf si les marchés baissaient de plus de 40% sur la durée de l’investissement. La vendeuse a dit : « une baisse de 40% ça ne peut pas arriver ».

On entend aussi : « on ne peut pas perdre sur l’immobilier »

On entend aussi : « à ce prix-là, ça ne peut que monter »

On a entendu : « jamais la banque centrale offrira des taux négatifs »

 

Une baisse de 40% ça peut arriver, même si on part d’un niveau qui est déjà bas

Perdre sur l’immobilier, même à long terme, ça peut arriver

Tant qu’une action ne vaut pas zéro, elle peut baisser

Les taux sont devenus négatifs

 

Non seulement tout peut arriver, mais en plus, tout arrivera

Ne pas oublier cette loi de Murphy appliquée à l’informatique : « si toutes les raisons pour que ça plante ne plantent pas, alors il y aura une autre raison pour faire planter ». Il faut juste remplacer « planter » par « perdre de l’argent ».

 

Investir en fonction de son horizon d’investissement

Ce principe est désormais bien intégré dans la documentation commerciale des produits financiers. Prenez le temps de réfléchir sur ce que vous voulez faire de votre épargne, à quoi elle vous servira et quand vous en aurez besoin

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