SCOP : Les sociétés coopératives et participatives

Les SCOP sont des entreprises totalement intégrées dans l’économie marchande, soumises entièrement aux mêmes règles « extérieures », par exemple la concurrence, les impôts, les relations avec les banques et les marchés financiers, la réglementation et les normes, le droit du travail, de sécurité, d’hygiène…

En revanche, leurs règles internes ne sont pas celles des entreprises capitalistes traditionnelles, que celles-ci soient des multinationales érigées en Sociétés Anonymes ou de petites PME en SARL. Dans une SCOP, les deux différences majeures sont :

  • Le capital est détenu par les salariés[1]
  • 1 personne = 1 voix (indépendamment du nombre d’actions détenues par chaque salariés)

De ce statut juridique découle une autogestion de l’entreprise, une forte responsabilisation des salariées et des bénéfices qui demeurent la propriété des salariés (nonobstant l’assouplissement cité précédemment). Cette forme juridique d’entreprise est en opposition avec la vieille (mais toujours présente) dialectique du partage des fruits du travail et des fruits du capital. Ceci clôt le débat : quand une entreprise réalise 100€ de bénéfices (après salaires, charges et taxes), quelle part de ces bénéfices revient aux travailleurs, aux actionnaires, à l’Etat ? L’affectation des résultats (entre dividendes, primes aux salariés et réinvestissement par exemple) est décidé en assemblée générale, par le vote de tous, selon le principe d’une personne une voix.

Pour aller plus loin sur les SCOP :

 

[1] Ce principe fondateur a été assoupli par le législateur, permettant à des associés non salariés d’apporter du capital. Toutefois, les salariés restent majoritaires et le second point reste valide

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